Un Virginien ayant codirigé Empire Market condamné à 40 ans de prison et à une amende de 5 millions de dollars

Raheim Hamilton, cofondateur d'Empire Market, condamné à 40 ans de prison et 5 millions d'amende pour trafic de drogue sur le dark web.

Un Virginien ayant codirigé Empire Market condamné à 40 ans de prison et à une amende de 5 millions de dollars
Fuites de données

Image d’illustration générée par IA

Raheim Hamilton, 30 ans, de Suffolk (Virginie), passera 40 ans dans une prison fédérale pour avoir contribué à la création et à la gestion d'Empire Market, une place de marché du dark web. Le juge de district américain Steven C. Seeger lui a également infligé une amende de 5 millions de dollars. La peine a été prononcée un lundi, selon le communiqué du bureau du procureur fédéral américain pour le district nord de l'Illinois, daté du mercredi 7 octobre 2026.

Le cofondateur de Hamilton, Thomas Pavey, n'a pas encore été condamné.

Ampleur de la place de marché

Selon les procureurs, Hamilton a codétenu et exploité le site avec Pavey de 2018 à 2020. Pendant cette période, vendeurs et acheteurs ont réalisé plus de quatre millions de transactions, pour une valeur supérieure à 430 millions de dollars.

Les annonces portaient sur des substances contrôlées, des identifiants de compte compromis ou volés, des données personnelles volées, de la fausse monnaie et des outils de piratage. La drogue dominait. Selon le DOJ, les ventes nettes de drogue sur toute la durée de vie du site s'élèvent à près de 375 millions de dollars.

Le communiqué donne les quantités de drogue vendues suivantes, chacune précédée de la mention « au moins environ » :

  • Fentanyl : 13 314,23 grammes
  • Cocaïne : 446 683,15 grammes
  • Méthamphétamine : 71 992,33 grammes
  • Héroïne : 103 396,21 grammes

Fonctionnement du site

Selon le DOJ, Hamilton et Pavey ont conçu Empire Market pour que les clients échappent à la surveillance policière et pour blanchir l'argent gagné. Seules les cryptomonnaies étaient acceptées pour le paiement. Les opérateurs incitaient les utilisateurs à faire passer leurs fonds par des services de tumbling et de mixage, ainsi qu'à chiffrer leurs messages sur la plateforme. Les acheteurs pouvaient aussi noter les vendeurs selon la qualité avec laquelle ils dissimulaient la drogue dans les envois.

Security Affairs, qui a couvert l'affaire le 10 octobre 2026, précise que la place de marché acceptait le bitcoin, le Monero et le Litecoin. Le communiqué du DOJ ne mentionne pas les devises.

Plaidoyers de culpabilité et biens confisqués

Selon le DOJ, Hamilton a reconnu une accusation d'entente en vue d'un trafic de drogue devant le tribunal fédéral de Chicago « plus tôt cette année » ; Security Affairs indique janvier. Il a accepté de renoncer à environ 1 230 bitcoins, 24,4 Ether et trois biens immobiliers en Virginie.

Pavey, 41 ans, d'Ormond Beach (Floride), a plaidé coupable « l'an dernier » à une accusation fédérale d'entente en vue d'un trafic de drogue et a reconnu son rôle dans la création et la gestion de la place de marché. Sa confiscation porte sur environ 1 584 bitcoins, deux boîtes de lingots d'or de 25 onces, trois automobiles et deux biens immobiliers en Floride.

Autres détails rapportés par Security Affairs

L'article de Security Affairs, qui cite le communiqué du DOJ, contient plusieurs éléments absents de celui-ci :

  • Les deux hommes ont été poursuivis devant le tribunal fédéral de Chicago en juin 2024. Pavey utilisait le pseudonyme « Dopenugget », et Hamilton les noms « Sydney » et « Zero Angel ».
  • Selon l'article, l'acte d'accusation indique qu'ils avaient auparavant vendu de fausses devises américaines sur AlphaBay.
  • Environ 75 millions de dollars en cryptomonnaies ont été saisis au cours de l'enquête, ainsi que des espèces et des métaux précieux.
  • Empire Market a fermé en 2020 sans laisser aux utilisateurs la possibilité de retirer leurs fonds du compte séquestre (escrow). Certains ont évoqué une longue attaque DDoS, d'autres soupçonné une arnaque de sortie (exit scam). L'article présente ces explications comme ce que les utilisateurs affirmaient à l'époque, et non comme des conclusions d'enquête.

Qui a annoncé la peine

Le procureur fédéral américain Andrew S. Boutros a annoncé le résultat aux côtés de Ryan Whalen, du FBI de Chicago, de Nicholas Bucciarelli, de la division de Chicago du Service d'inspection postale des États-Unis, et de Pete Gizas, du bureau de New York de Homeland Security Investigations. Le ministère public était représenté par Ann Marie E. Ursini, procureure adjointe des États-Unis. Selon le DOJ, Pavey doit comparaître devant le juge Seeger pour sa condamnation plus tard ce mois-ci. Le rapport de Security Affairs reprend ce calendrier.

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Sources

Cet article est une réécriture originale fondée sur les sources ci-dessous.

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