Le rejet en Californie laisse les accusations liées à Pegasus d’El Faro dans l’attente d’un appel

Un juge californien rejette la plainte Pegasus d'El Faro contre NSO pour incompétence. Le Knight Institute fera appel.

Le rejet en Californie laisse les accusations liées à Pegasus d’El Faro dans l’attente d’un appel
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Image d’illustration générée par IA

Le tribunal a rejeté l’affaire pour des raisons de compétence

Un juge fédéral californien a rejeté la plainte déposée par des journalistes et d’autres membres du personnel d’El Faro, un média indépendant salvadorien, au sujet d’attaques présumées du logiciel espion Pegasus contre leurs appareils. The Record a rapporté cette décision le 2 octobre 2026.

La décision portait sur la compétence des tribunaux californiens à juger l’affaire. Les plaignants affirmaient que les attaques s’appuyaient sur des infrastructures compromises situées dans l’État, mais le tribunal a estimé qu’ils n’avaient pas établi la compétence des tribunaux californiens, selon le compte rendu de The Record.

Il s’agit d’un revers procédural, et non d’une décision sur la réalité de la surveillance présumée. L’article ne dit pas que le tribunal s’est prononcé sur le fond des accusations.

En novembre 2022, le Knight First Amendment Institute a déposé la plainte au nom des journalistes, en mettant en cause NSO Group, le fabricant de Pegasus. The Record a présenté cette action comme la première plainte contre NSO Group déposée devant un tribunal américain.

L’affaire avait déjà été rejetée une première fois

La plainte avait fait l’objet d’un premier rejet en mars 2024. Selon The Record, un autre juge avait alors qualifié le litige d’« entièrement étranger » et estimé qu’il ne relevait pas de la compétence des tribunaux californiens.

La dernière décision porte, elle aussi, sur le lien entre l’affaire et l’État. Les plaignants ont invoqué la présence d’infrastructures compromises en Californie pour justifier le dépôt de leur plainte dans cet État ; le tribunal a conclu qu’ils n’avaient pas établi sa compétence.

Le Knight Institute a annoncé son intention de faire appel. Selon The Record, l’affaire pourrait être relancée, mais l’article ne précise ni la date du dépôt de l’appel ni les arguments que l’Institut compte avancer.

Les plaignants demandaient une ordonnance obligeant NSO Group à supprimer les informations recueillies dans le cadre de la surveillance présumée et à révéler l’identité du client qui l’avait commandée. L’article ne dit pas que l’une ou l’autre de ces demandes a été acceptée. Un porte-parole de NSO Group n’avait pas répondu dans l’immédiat à la demande de commentaire de The Record.

L’Institut fait état d’au moins 226 déploiements

Le Knight Institute affirme que Pegasus a été déployé contre le plaignant principal, Carlos Dada, et ses collègues d’El Faro au moins 226 fois entre juin 2020 et novembre 2021. The Record décrit Pegasus comme un puissant logiciel espion zero-click.

L’Institut affirme également que les téléphones des journalistes et des autres membres du personnel ont été consultés à distance et à leur insu. Il indique que les attaques se sont multipliées dans les jours précédant la publication d’enquêtes importantes.

L’article ne précise pas quelles étaient ces enquêtes, ni quelles informations ont été consultées ou recueillies. Le nombre de déploiements avancé ne permet pas, à lui seul, d’établir combien d’appareils ont été consultés ni ce qui s’est passé lors de chaque déploiement.

Ces éléments restent des accusations rapportées par l’Institut, et non des faits établis par le tribunal dans la décision relatée par The Record. Le rejet portait sur la possibilité de poursuivre l’affaire en Californie.

L’article ne fournit pas de mesures à prendre pour chaque appareil

L’article cité ne précise ni les modèles d’appareils concernés ni les versions logicielles, et ne fournit aucun indicateur de compromission, conseil technique d’atténuation ou mode d’emploi pour remédier à la situation. Cela décrit les informations contenues dans cet article ; cela ne permet pas d’établir si des conclusions techniques ou des recommandations sont disponibles ailleurs.

Pour les plaignants, la prochaine étape rapportée est juridique : le Knight Institute compte faire appel. Les mesures demandées — la suppression des informations recueillies et la révélation du client de NSO Group — restent en suspens dans le compte rendu de la décision.

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Sources

Cet article est une réécriture originale fondée sur les sources ci-dessous.

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