Warp a signalé une fuite impliquant un prestataire d'infrastructure tiers, qui pourrait avoir exposé des journaux de décisions d'agents d'IA et des données de télémétrie des utilisateurs. Le fondateur et PDG, Zach Lloyd, estime qu'environ 1 % des utilisateurs de Warp ont pu être touchés, et l'enquête se poursuit.
Selon le rapport de BleepingComputer du 27 octobre, Zach Lloyd a indiqué que Warp avait eu connaissance, vendredi, de ce qu'elle estimait être une exploitation active et ciblée d'un prestataire faisant partie de son infrastructure. Il affirme que l'entreprise a détecté l'opération en quelques heures et a pris des mesures pour y remédier et en limiter les effets. Ce récit indique donc quand Warp a découvert l'activité, et non quand les attaquants ont obtenu un premier accès.
Warp associe un terminal, un éditeur de code et des outils permettant de piloter et de relire les agents d'IA qui écrivent et testent du code et déploient des logiciels. Les informations potentiellement concernées comprennent les traces d'agents, c'est-à-dire les enregistrements de l'activité et des décisions des agents, ainsi que la télémétrie. L'entreprise n'a pas précisé si les données exposées incluaient du code source, des requêtes, des identifiants ou d'autres informations sensibles, ce qui laisse incertaines les conséquences concrètes pour les développeurs concernés.
BleepingComputer rapporte que l'analyse de l'incident suggérait que l'attaque avait utilisé un « essaim d'agents » et ce qui a été décrit comme « une technique d'intrusion et d'escalade très sophistiquée ». Le rapport n'identifie pas le prestataire et n'explique ni la vulnérabilité ni le mécanisme d'attaque en détail technique.
Selon Zach Lloyd, Warp a contacté le prestataire au sujet de la vulnérabilité et a informé les utilisateurs identifiés comme touchés. L'entreprise a également fait appel à CrowdStrike pour l'aider dans l'enquête et a prévenu les autorités. L'estimation d'environ 1 % reste provisoire tant que ces travaux se poursuivent.




