Les conversations partagées via Meta Muse peuvent révéler des informations sensibles par leurs titres, selon un rapport d'Ars Technica récent. Ce rapport indique qu'une seule requête de recherche peut renvoyer des milliers de conversations partagées, listées par titre.
Le problème concerne les conversations que les utilisateurs ont partagées via Muse. Les informations disponibles ne permettent pas d'étendre cette exposition aux conversations qui n'ont jamais été partagées.
Ce que révèlent les résultats de recherche
L'exposition documentée tient à la découvrabilité : une recherche peut faire apparaître un grand nombre de conversations partagées sur Muse et afficher leurs titres. Un titre seul peut contenir des détails sensibles ou indiquer le sujet d'un échange, même sans montrer les messages eux-mêmes.
Le chiffre de « milliers » mentionné dans le rapport désigne les conversations renvoyées par la recherche, et non un nombre d'utilisateurs distincts. Une même personne peut avoir partagé plusieurs conversations : ce chiffre ne peut donc pas être considéré comme un décompte des personnes touchées.
Par ailleurs, les informations disponibles ne permettent pas de savoir si les résultats de recherche exposent uniquement les titres ou donnent aussi accès au contenu des conversations. Le rapport permet donc de tirer une conclusion plus restreinte : des conversations partagées peuvent être retrouvées par leur titre, ce qui constitue un risque lorsque ces titres révèlent des informations personnelles sensibles.
Conséquences pour les utilisateurs de Muse
Les personnes qui utilisent la fonction de partage de conversations devraient considérer que le titre d'une discussion partagée peut être recherché. Tant que l'étendue complète de l'exposition n'a pas été établie, les utilisateurs devraient éviter de partager des conversations dont le titre révèle des informations confidentielles ou identifiantes, et vérifier si les titres déjà partagés divulguent, à eux seuls, des informations.




